lezard
 

careblanc

Message de Veronika Bulycheva
Biographie courte de Veronika Bulycheva

« Chanter l’Amour est mon oxygène. En Russie, vivant derrière le rideau de fer j’étais assoiffée de découvrir ce qu’il y avait derrière… J’ai toujours voyagé à travers la musique. A Paris, carrefours des cultures, mes rencontres avec des musiciens du monde entier m’ont ouvert d’autres horizons. Je chante le blues pour exprimer la révolte et la liberté. Durant la période communiste le jazz, considéré comme musique diabolique et loisir facile des bourgeois réprouvés, était interdit. La nostalgie de la bossa se mêle parfaitement avec celle que draine la Russie, à une différence près : c’est qu’au Brésil il y a du soleil donc c’est une nostalgie lumineuse tandis qu’en Russie, elle est absolument tragique. J’ai envie de vivre heureuse et amoureuse. A travers mes chansons je me fie à l'homme et je livre les souffrances de la femme afin d’entamer un dialogue d’affinités… Pour venir en France j’ai pris le Transsibérien mais dans l'autre sens - de l'est à l'ouest. Laissant derrière moi les plaines, les forêts et les rivières où l’on est soumis à la loi de la nature (là-bas on m’appelait Mowgli), je suis entrée dans la civilisation, m’enchaînant à elle, acceptant ses règles, son jeu de société, ce monde géré par les hommes et leur soif d’argent. Ici je me sens comme une boussole, partagée entre les 4 coins du monde : je suis européenne d’esprit, asiatique de naissance, africaine de cœur et indienne d'Amérique (parente des esquimaux) de par mes origines génétiques. Quelle direction je montre ? La mienne, peut-être, mais je ne sais pas où elle mène ! »

Véronika Bulycheva est née d’un père russe et d’une mère oudmourte dans un petit village de l’Oural en Russie. A 15 ans, commence des études musicales au lycée de Votkinsk, la ville natale de Piotr Illytch Tchaikovski: elle étudie l’accordéon, le chant lyrique, la direction de chœur et la direction d’orchestre. En 1989 elle entre à l’Académie des Arts de Saint-Pétersbourg où elle suit un cursus de guitare jazz et apprend la composition. Ses étude achevées, forte de plusieurs années d’expériences de la scène et confiante dans son talent, elle quitte Saint-Pétersbourg en 1992 pour Paris.

A Paris Véronika Bulycheva avec sa compatriote Natalia Ermilova – chanteuse et violoniste forment le duo Mamouchka. Elles enregistrent ensemble 3 CD de chansons traditionnelles russes (label ARB music) et 1 CD de chansons russes pour enfants toujours chez ARB music). Mamouchka est accueilli par de nombreux festivals de musiques du monde : Plovdiv, Bulgarie, 1999 ; Festival du Héron Lavoir, 5400 Maizerait, Belgique ; Musiques vivantes Ris-Orangis 2002 ; Femmes du monde, Satellite Café, Paris 2003 ; Planètes Musiques, La Maroquinerie, Paris 2003 ; 8eme Festival d'Art Polyphonique Vochora, Tournon 2005; Nuit Blanche, Paris 2005. Participent en qualité de choristes à la musique originale du filme Louise réalisation Siegfried, wea warner music 1998) ; invités comme choriste avec Erik Truffaz pour la promo du Louise take2 au Cabaret Sauvage, choriste dans le Petit Prince (musique de Richard Cocciante, réalisateur Jannick Top, Mercury Universal Music, 2002) elle est compositeur et interprète de la chanson la Flûte pour le film The Quickie (réalisation Sergueï Bodrov, Production Pandora Film, Köln/Allemagne, 2000). Depuis 2004 Veronika Bulycheva se produit en solo avec le spectacle "Aux frontières de l'Oural", elle a autoproduit 3 CD de chansons personnelles en russe et en français, va en tournées en Russie, organise les stages de choral russe en France, favorise les échanges culturelles entre la France et la Russie.